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JAMES VINCENT McMORROW

James Vincent McMorrow n’a pas été toujours baigné dans cette fragile et sensible atmosphère folk obsédante, dans lequel il nous plonge aujourd’hui. Au contraire, ses premiers amours étaient davantage dans le hard rock. Ses goûts se sont progressivement étendus à des groupes tels que Crosby Stills & Nash, mais pour autant, il n’avait jamais envisagé de chanter lui-même, jusqu’au jour où il écouta « I love you more than you will ever know » de Donny Hathaway.
James Vincent McMorrow se mit alors à écrire, et à vouloir enregistrer ses propres chansons. Fasciné par les productions hip-hop des Neptunes ou de Timbaland, il passa 3 ans à expérimenter des sons, à apprendre à jouer et produire de la musique.
Ce n’est qu’une fois ces connaissances acquises qu’il partit s’isoler sur la côte irlandaise, dans une maison face à la mer, avec l’intention d’enregistrer son premier album.

Dès les premiers accords de l’album, cette méthode de composition particulière frappe le tympan et prend tout son sens. Une harmonie en 5 temps jaillit, suivie par un orgue grondant et une partie de guitares des plus singulières. « If I Had a Boat » n’est pas seulement une introduction parfaite, c’est aussi un morceau qui condense avec brio le lyrisme et les mélodies convaincantes des 40 minutes qui suivent. Ces mots, intenses sans jamais être à bout de nerfs, vous portent jusqu’à un vrai final épique. Fait d’arrangements tourbillonnants et de pensées inventives, c’est la pierre angulaire de l’album.
Tout au long des 10 morceaux qui suivent, Early In The Morning captive complètement, de la beauté épurée de « Hear The Noise That Moves So Soft And Low » aux résonnances pastorales de « Sparrow And The Wolf » ou à la grâce lancinante de « Follow You Down To The Red Oak Tree ».
Puis, arrivé à la moitié de l’album, un ton plus sombre émerge, ou comme dit James, « ce que je suis capable d’écrire qui se rapproche le plus du fantastique et du mythologique». Ces morceaux révèlent son coté littéraire, créant des figures oniriques, tel un conteur moderne. Utilisant son amour de jeunesse pour Roald Dahl, autant que sa fascination pour certains nouvellistes américains tels que John Steinbeck et F. Scott Fitzgerald, James dépeint la vie en prenant ses lectures en référence
Fort d’une tournée de 30 dates aux Etats-Unis à l’automne 2010 et d’un n°1 au Top Albums dans sa native Irlande, James présente ici au public français un délicat et délicieux hors d’œuvre de 4 titres, avant de sortir son premier album le 28 février 2011.

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Discographie

 Early In The Morning / 2011

 Believe

 

 

 

 

 

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